Prostitutions et Pornographies

Bite, chatte, poils, double pénétration avec une banane. Vous êtes prévenus.

Prostitution

Que ce soit par choix ou par nécessité, la prostitution est l'un des plus anciens métiers au monde. J'aimerais redresser l'image des travailleuses du sexe, avec une parole transversale aux genres.

 

A quoi sert une passe ? A détendre un homme. Celui-ci a ses raisons : le célibat, le besoin d'échapper à sa propre femme, expérimenter, regonfler son orgueil masculin, se rassurer, se venger, ou même trouver du réconfort auprès d'un sein. La liste est longue, car ce service est grand !

Dans ce cas, pourquoi dévaloriser les prostituées ? Ce blocage provient de votre éducation et de vos habitus. Votre morale, votre religion maintient un tabou autours du sexe. Pourtant, aux yeux du très Haut, le cul est un moteur de la puissante nature. Avez vous déjà croisé un coq refusant son instinct aux poules ? Chez les humains, chacun est libre d'accepter ou de refuser une relation sexuelle. Les prostituées sont libres de monnayer leurs corps. Dans un cadre professionnel, l'acceptation est validée par l'échange monétaire. Ce métier nécessite plus d'amour et de philanthropie qu'un moine faisant vœux d’abstinence, pour se consacrer à l'égoïsme de sa foi.

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Je souhaite la protection de ces travailleuses, avec l'ouverture d'une convention collective des métiers du sexe, sous l'égide du ministère de la Cul-ture. Les légendes urbaines affirment qu'elles sont sous la domination d'un mac qui les tient dans l'emprise de la drogue pour récolter l'argent facile. Appelez vous ça une protection ? C'est de la traite humaine, à cause d'un job juridiquement condamné. Au final, elles sont contraintes de se cacher de la police, de traîner la nuit : parfois l’hiver en petite jupette, ou au bord d'un rond-point en plein été, sous le soleil de midi. Il faut considérer leurs risques : tomber sur un taré, être violentée, tuée, ou subir des avilissements qui n'étaient pas évoquées dans le deal initial. Il y a aussi le danger de la maladie, les problèmes gynécologiques, et la grande probabilité d'être engrossée...

 

Aujourd'hui, la France prétend être un pays développé, défendre la fraternité, donc la sororité, donc l'humanité, et ne possède même pas de gynécées ! Fut une époque, ou dans plusieurs pays, il y avait des maisons de passes avec des lanternes rouges, des geishas. Dans ces cabinets particuliers, vous prenez rendez-vous selon les désirs à assouvir. Vous souhaitez être dépucelé ? Une jeunette arrive et assurera un service mignon. Vous désirez enculer une meuf à sec en lui fourrant un gourdin en plastique dans la bouche ? Vous avez besoin d'une spécialiste : ce n'est pas une pute inexpérimentée qui pourra assouvir vos fantasmes correctement. Le client sera dépisté contre les maladies vénériennes, en plus des protections usuelles, puis les affaires se concluent. Enfin, la propreté du service est assuré par un changement de draps systématiques, et un temps de repos pour la prestataire. Cet emploi peut-être pratiqué à la nuit, ou durant une carrière complète, avec l'acquisition d'une clientèle régulière. Le tout sera déclaré auprès de l’État, car les prostituées ont le droit de cotiser pour leur retraite, grâce à la reconnaissance d'un métiers nécessaire et honorable. 

 

En relâchant la pression du slip, les résultats directs seront une baisse des agressions sexuelles et des mains sournoises dans le métro, une régression de la violence verbale et des avances relou dans la rue, ainsi qu'un maintient du consentement à l'intérieur du couple. Si Monsieur a des envies trop poussées, il sait où aller. Ce qui est valable pour Madame : si elle se sent délaissée, et que sa libido lui dicte d'aller voir un gigolo, hohoho !

 

J’entends déjà le discours « Oui, mais les étudiantes seront obligées de le faire avec de vieux monsieurs... » L'embarras, ce n'est pas l'étudiante, ni le vieux : avec ou sans maison close, le pacte aura lieu dans le dos de papa. Le vrai problème, c'est que l'étudiante n'a pas une bourse suffisante pour assurer son loyer et sa table. Vendre son cul le vendredi soir ou faire des horaires furieux toute la semaine avec un taf de merde, les devoirs en plus des cours : c'est la bifurcation entre deux chemins minables. Supprimer la prostitution de nécessité, commence par l'assurance d'une véritable subside auprès des classes sociales défavorisées. La destruction de la misère est un autre combat, plus difficile à remporter... Dans un premier temps prioritaire, je veux que la jeunette soit placée à l’abri, dans une maison dédiée. Josephine Butler serait scandalisée de constater la dégradation de leurs conditions depuis l'époque Victorienne. 

 

Pornographie

Le monde numérique a crée de nouvelles formes de sexualité. La pornographie est une pratique collective : tant par les fournisseurs de contenus, que par l'audience. Ce n'est plus un tabou ! Vous avez le droit de faire une vidéo gratos avec votre copain, ou même d'accepter une coquette somme d'argent pour une vilaine pipe dans un film gay. En tenue d'Adam et Eve, il n'y a plus de honte, et nul ne doit juger un moment d'intimité dévoilé.

 

Par soucis d'intégrité, je dois évoquer ma propre sexualité. Je n'ai jamais payé une catin : peut-être serais-je tenté dans une maison close, avec un cadre respectueux des droits de la Femme... Malgré mon métiers, je n'ai jamais tourné de porno : je me doute que ça arrivera... Je confesse avoir souvent maté des films X, surtout pendant mes périodes célibataires. Alors quoi ? C'est juste un processus d'identification permettent de détendre sa crampe. Ça ne m'a pas empêché d'avoir des relations plus ou moins longue avec une vingtaine de femmes, et j'espère qu'aucunes ne regrette ces moments de complicités. Pour autant, je ne suis ni un Don-juan, ni une femme facile. Je suis un humain sans complexes qui aime se faire sauter après avoir été correctement séduit. Pour ma part, j'ai découvert les filles dans un magazine, à la bibliothèque du collège. Il y avait une photographie d'Art, avec cinq femmes nues. Intrigué et surtout excité par leurs beautés, j'ai mené mes recherches, puis découvert le pot aux roses. Ça n'a pas détruit ma vie sexuelle : je peux toujours me toucher sans substitut pictural, et je suis raide pour la plupart des femmes de mon âge.

 

Parlons enfant et sexualité. Un enfant qui tourne un porno, c'est du viol. Ils ne sont pas en âge de faire un choix de vie sexuel. Il y a pourtant des images qui sont facile à trouver, avec certains mots clefs, et un peu d'insistance. Je suis tombé sur des sites, où ça va jusqu'aux nourrissons ! C'est very bad, vraiment... ! Pour expurger ces fantasmes (qui existent : il ne faut pas les nier) Faites un film 3D avec tout l'orphelinat qui y passe, mais ne touchez plus aux vrais gosses. Un film moralement déraisonnable pour canaliser des pulsions inacceptables, plutôt que de laisser la réalité prendre le dessus !

Maintenant, l'enfant-spectateur. Présenter du porno à un enfant, c'est bof. Ça risque de le choquer. Il doit se renseigner par lui même, découvrir à son rythme, avec ses camarades. Très concrètement, au collège, les hormones travaillent, et les pré-adolescents se posent des questions. Les parents, et les professeurs ne sont pas forcement aptes à répondre judicieusement... Ils doivent accéder à la réponse, sans cette connerie de bannière « J'ai -18 ans ». Car d'un côté, ça leur apprend à violer un interdit, et de l'autre, ça les complexes sur ce qui est autorisé, et sur leur droit à une sexualité épanouie. Il faut placer la barrière sur des vidéos hardcores, afin qu'ils ne construisent par leur sexualité sur de mauvaises bases. Actuellement, le pegi autorise le visionnage de meurtres, mais pas le spectacle de l'amour ? Bravo le message !

 

Mon problème avec certaines bobines, c'est l'humiliation des femmes : cela se retrouve dans une quantité non-négligeable de films... Si tu tournes un porno, respectes la meuf avec ses envies, et respectes la mouille de sa chatte ! Non : ça n'a rien d’excitant de la voir se faire détruire l'anus, ou de subir une gorge profonde violente, au point de l'étouffer. Elle voulait juste une petite baise sympa ! Certaines vidéos mériteraient de passer en justice, parce que ça outrepasse le consentement, et il faut détruire ce sentiment d'impunité : quelques billets ne suffisent pas à justifier certains comportements inadmissibles.

Question qui fâche : pourquoi le visage des mecs sont floutés ou cachés ? Finalement, les méga-machos ont beaucoup plus honte que les femmes, car ils n'assument pas leurs couilles, leurs envies, et craignent un contre-coup. Vous êtes prêt à humilier une nana qui a vingt ans de moins, mais pas à visage découvert ? Définitivement, une petite bite, ça ne se mesure pas en centimètres... Si tu lui faisais galamment, tu pourrai assumer la tête haute ! En attendant, t'es qu'un vieux frustré qui s'humilie lui même en pataugeant dans sa propre médiocrité.

Tant qu'à mettre les mains dans le cambouis, faisons un tour des "vices"

* Enculeurs. Je vous propose une position que vous ne verrez nulle part : tu lui fais l'amour à l'endroit, et tu mets ton propre doigt dans ton propre cul, car tu vas kiffer : tu as le droit au plaisir anal, sans aimer la bite, et sans avoir besoin de compenser sur une nana. Il est temps de découvrir ta part Yin, mister Yang.

* Incestes. Dans le porno, c'est un titre fake. Vous avez le droit de sauter votre sœur, ou votre cousin si vos désirs sont mutuels, et qu'ils ne reposent sur aucuns chantages affectifs, ni sur un abus d'autorité. Mettez une capote pour éviter les gosses. Le seul risque, c'est la consanguinité... Comme disait l'autre : "Pourquoi le faire avec des inconnus, lorsqu'on peut le faire en famille".

* Les simulatrices, cessez. Soyez vraies : si ses coups de reins ne te font rien, nul besoin d'émettre des bruits. Tej le si tu as mal, ou si tu veux une pause. Beugles uniquement lorsque tu touches la voûte céleste, et que tu ne comprends même plus ce qui se passe dans ton corps. Ce sera beaucoup plus excitant pour ton mec, car tout se perçois.

* Plan à 3. Ce moment un peu bi, où ça dérape...

* LGBTQ+ asexuel, fétichistes des jouets X... Fais ce que tu veux. Assumes, sans ressasser tes complexes aux gens : ça les provoques à te contredire de leur hétéronormativité. En fait, la plupart s'en contrefoutent de ta sexualité, ils chercheront à profiter de la situation sans t'écouter. Réponds à tes pulsions sereinement, tu trouveras quelqu'un pour accepter le trip. Ceux qui sont contre tes penchants, tu les emmerdes, parce-qu'ils n'ont rien à te dire. (Surtout si tu as tourné dans Twogirlsonecup)

*Bukake, Gang-bang, harem. Là, je crois que vous cherchiez un peu la situation, car c'est très valorisant d'être face à une dizaine de partenaires du sexe opposé. Les princesses du sperme sont impossibles à humilier, car elle sont bien au dessus de la situation ! C'est un trou noir affectif qui sera comblé au delà du physique.

*Auto-mutilations. L'art de s'enfoncer des clous dans l'urètre, ou de se toucher tout en se tailladant avec un rasoir. Tu es libre de ton corps, mais cette voie est un échappatoire du spirituel vers le matériel, car tu as besoin de souffrir pour jouir (oui, ça libère de la dopamine, mais aussi de l'enképhaline). Evites d'imposer ceci à ton partenaire, qui risque surtout de subir la situation. Quelque soit ta souffrance, tu protèges tes cellules, ton corps. La meilleure revanche sur un passé pourrave, c'est de retourner la situation vers un futur lumineux, avec une sexualité vraiment épanouis. Je recommande un stage de Tantra.

*Zoophiles. Evites de sortir la caméra, et caches toi, car ta vie est en jeu. L'amour est certes sans limites, mais comment déterminer si un mouton consent ?

*Nécrophile. Difficile à cerner... Avec une compagne qui vient de décéder, c'est un geste désespéré d'amour. Pour un fossoyeur célibataire, c'est une triste dérive professionnelle. Puisque l'âme est partie, le corps peut-il être violé ? Ce n'est plus qu'un objet inanimé, un vide-couille. Dans ce cas, autant s'acheter une poupée gonflable. Pour un gothique de l'extrême, après la pourriture, la transformation en terre. Il est plus simple de creuser un petit trou dans le compost, que de déterrer une momie. 

*Nécrodendrophile. Je peux comprendre un certain fétichisme des carottes, ou l'expérience d'une branlette dans une peau de banane. Mais un arbre mort, je pige pas l'attrait. 

*Les cameuses X : nouvelle génération qui rejette le contact charnel direct, au profit de relations privilégiées. Elles pallient au manque affectif, et répondent à la solitude, au besoin d'interaction de l'internaute. C'est presque romantique, et très proche des hétaïres (escorte-girl d'élite, dans la Grèce antique). C'est une conséquence de l'isolation sociale inhérentes aux sociétés numériques.

 

Dans tous les cas, l'amour est un respect mutuel des désirs. Qu'il soit charnellement doux ou violent, spirituel et amical, avec ou sans argent, devant ou derrière la caméra. Comprenez vous, comprenez votre partenaire et profitez des joies de la vie. Évitez de juger ce que vous ne pouvez pas envisager, acceptez, puis assumez vos fantasmes dans les limites du raisonnable, et surtout, ouvrez les gynécées par Amour de toutes les Femmes, et du gigolo, hohoho !

 

Dorian Clair | 2021-02-02

Boccace like cet article. Il sponsorise avec une pub pour le "Décaméron"

Sade lui fait un doigt d'honneurs, Olympe de Gouge réplique avec une tourniole.