La Nouvelle République

Le pouvoir des Cinq

Notre République atteint ses limites, et nous avons la nécessité de réinventer un système politique consensuel, pour que l'ordre règne. Voici une proposition inédite : au lieu d'avoir un président, nous aurons cinq présidents. Ceux-ci sont désignés parmi les grands partis politiques déjà en place. Cela donnera une plus grande stabilité au pouvoir, car si deux venaient à disparaître, les trois restant pourront continuer l'action représentative.

Chaque année, le peuple vote pour dégager le maillon faible, et faire de la place à un nouveau leader. Une moyenne positive à + 20 % de la population sera de rigueur, et le vote blanc désigne une absence d'action. Si le peuple ne veut pas élire un nouveau responsable, la république fonctionne sur quatre roues, et si un nouveau gérant est appelé au pouvoir, le sixième peut siéger à son tour.

 

  • Le dirigeant qui se débrouille bien, et qui sert correctement son peuple, pourra rester toute sa vie sur le trône. Seul un "monarque" éclairé peut espérer atteindre cet honneur. Ses actions se situeront sur la longue durée, et non dans la limite d'un quinquennat. 

  • Le dirigeant qui ne sert à rien (ou qui devient gâteux) sera dégagé aux urnes, ce qui fera plaisir aux électeurs. La vindicte populaire trouve toujours raison, et s’apaise dans le sacrifice du siège. Il faut offrir la possibilité d'une révocation immédiate : si-il y a un million de personne dans la rue, ou qu'un référendum arrive à cette conclusion, le ou les dirigeants directement ciblés rendent le pouvoir immédiatement, puis il y a une réélection dans la foulée. Ce principe était impossible avec un seul président, puisque nous risquions de tomber dans l'anarchie (le pouvoir doit se maintenir face à la pression, et parfois se durcir jusqu'au totalitarisme).

  • En cas de trahison étatique avérée, ou d'un abus de pouvoir démontré, le dirigeant sera punis sur sa fortune personnelle, de même pour ses compères fautifs. Un chef doit toujours servir son peuple, avant ses intérêts. 

  • Fin de la course électorale, fin de la foire aux promesses, et fin aux urnes qui déçoivent en masse : elles élisent une marionnette qui ne représente pas la majorité. Tout le monde doit trouver son compte, avec son "héros" politique à l'action.

  • Ouverture d'un vrai débat Républicain. Chaque semaine, devant les caméras, les Cinq devront répondre à une problématique venant d'un questionnement populaire, ou d'un homme du peuple soulevant des remarques pertinentes. Les Cinq trouveront des réponses satisfaisantes, et une bourse sera toujours à disposition pour faciliter la mise en place d'une décision. Une sorte de cahier des doléances contemporain, suivit d'une audience républicaine, d'un débat d'idées avec une réaction publique, et d'une action effective.

  • Un parti pourra en remplacer un autre, selon les préoccupations du moment. Par exemple, moins de socialisme, et plus d'écolos si le peuple sent qu'il y a une urgence climatique, ou un parti militaire si le pays se sent en danger.

  • Les dirigeants n'ont pas à se mettre d'accord entre eux (pas de vote pour l'action), car ils possèdent un part de pouvoir inaliénable, grâce à une petite subdivision sur le budget national. Ils ont cependant l'interdiction de se tirer dans les jambes avec des contradictions. Ainsi, si Mme Lepen, veut financer plus de caméras de surveillances, elle peut ! Et si Mr Mélanchon veut ouvrir des bibliothèques, il peut ! Parce qu’ils ont autant raison que tord : ils sont tous deux portés par une idéologie, et par extension, ils ont un désir du peuple à satisfaire. Sur une même question, chacun possède une partie de la réponse.

     

Le vote pourrait avoir lieu sur un nouveau site : Vote.gouv Parce-que la démocratie des pantoufles, c'est aussi pouvoir décider derrière son téléphone portable. Une liste de noms est proposée, l'électeur coche ceux qu'il souhaite voir rester, ceux qu'il souhaite voir disparaître, et ceux qu'il souhaite voir monter. La moyenne est établie pour chaque candidats. L'anonymat se maintient par un cryptage infrangible.

 

Dorian Clair | 2021-01-25

Platon râle, parce qu'il avait une autre idée.