L’homme qui vivait seul

 

En des temps reculés, lorsque l’enfant s’éveillait,
Des tourbes profondes de la main créatrice,
Jeune et innocent : Jeune, il pouvait aimer.
Il désira sans retours, à cela supplice.

Un cris ! Déchirant à la fois ciel et terres…
Désespoir d’ado laissé trop tôt.
Implorant gratitude, la gifle sévère…
Le murmure des arbres, colères en maux.

​​

Abandonnant l’innocence à la parole,
Les portes frivoles des mots s’ouvrirent.
Malgré le continue flot de paroles folles,
D’aucun ne répondirent : seul à discourir.

Insinuante, la solitude l’emplit de haines.
Voulant aimer, trouvant des peines.
Se refermant, sa bouche compris la sienne.
Seul, il devrait vivre : qu’à cela ne tienne !

Contemplant son miroir de façon maladive.
Pour seul compagnie, enfermé en lui même,
Il renonça : l’heure était tardive.
De lui, s’exprimait le jour bohème,

​​

Ce jour attendu, ce jour de rédemptions
Où sa faute incomprise serait acquittée…
Ouvrir son cœur en est la solution.
Il songe à le libérer.

Où est passé cette ouverture secrète ?
Qui le délivre du siège de sa propre tête ?
Se pouvait-il qu’Apollon, aux pensées discrète
Lui saisisse son âme d’une main secrète ?

Dorian Clair

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